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Face à la mort d'un homme... PDF Imprimer Envoyer
Le billet du jour
Écrit par Laura Rizzerio   
Lundi, 02 Mai 2011 22:21
En ce jour que certains ont salué comme un jour de victoire après avoir entendu la nouvelle du décès de Osama Bin Laden, tué par un commando américain à Abbotabad, pas loin d'Islamabad, je fais miennes, totalement, les paroles prononcées par le Père Lombardi, porte parole du Saint Siège:
"Face à la mort d'un homme, un chrétien ne se réjouit jamais mais réfléchit sur les graves responsabilités de chacun devant Dieu et devant les hommes, espère, et s'engage afin que chaque événement soit, non pas une occasion pour une nouvelle montée de haine, mais une occasion pour favoriser la paix".
J'ai été choquée ce matin en entendant à la radio les manifestations de joie face à la mort d'un homme. Même si cet homme porte une lourde responsabilité dans la mort de milliers d'hommes et s'il a répandu la haïne, même si sûrement sa disparition constitue une avancée importante dans la lutte contre le terrorisme et le fondamentalisme violent, je suis convaincue qu'on n'obtient pas la paix en soufflant sur le feu de la haine et de la vengeance.
Je ne veut pas juger la politique de ceux qui ont tué Osama Bin Laden, ni la stratégie des USA en la matière. Elle a sans doute des raisons valables.
Mais de là à "fêter"  ... pour la mort violente d'un homme, il y a un seuil que je ne peux pas franchir!
Quel qu'il soit... l'homme en question.
Et d'autant plus que les chrétiens du Pakistan risquent d'essuyer les repressailles de l'action, comme souligne le boulletin des Églises d'Asie
Cherchons en tout la paix...

 
C'est mon anniversaire, j'ai fait un rêve! PDF Imprimer Envoyer
Le billet du jour
Écrit par Laura Rizzerio   
Mardi, 26 Avril 2011 20:50

Aujourd'hui, c'est le jour de mon anniversaire... et ça vaut un billet! liguria
Ce matin, au lever, j'ai béni le bon Dieu pour le don de ma vie! Elle est belle ma vie, malgré toutes les blessures dont elle est marquée. Je l'aime telle qu'elle est et j'en rends grâce.
J'ai eu beaucoup de marques d'affection aujourd'hui et j'en suis toute touchée. La météo clémente de ces derniers jours m'a même offert le beau soleil et la belle lumière de ma terre natale! J'en suis toute reconnaissante et je bénis le bon Dieu pour tant de tendresse. C'est si beau de se sentir aimée! L'homme est fait pour cela, pour aimer et être aimé, j'en suis convaincue.

Mais tôt au matin, j'ai retrouvé aussi dans l'actualité la triste controverse qui agite l'Europe autour du flou de migrants affluant surtout en Italie pour  demander asile depuis les pays les plus touchés par ce qu'on a appelé le "printemps arabe" (et qu'on a d'ailleurs salué comme un bien!!). Face à cette demande d'accueil, le coeur des hommes - et de nos gouvernants - montre des signes de défaillance. Nous, les Européens "civilisés", esprits "libres" et heureux de notre société libérale...et "ouverte", nous avons du mal à accepter ces hommes qui nous appellent à l'aide. Ils sont encombrants et.. ils ne nous (r)apportent rien ...

Face à cette situation, j'ai songé, par contraste, à combien c'était important pour moi aujourd'hui de sentir la tendresse et l'accueil de mes proches et de savoir que je suis aimée.. Alors, j'ai fait un rêve.
Oui, j'ai fait le rêve que pour ces gens aussi s'ouvrent les frontières de nos pays, s'ouvrent les coeur de ceux qui nous gouvernent, s'ouvrent tout grand les bras de nous tous, et que nous puissions accueillir leur demande d'asile, témoigner notre capacité d'accueil. Pourquoi tant de tendresse pour moi et... tant de rejet pour eux? Nombreux de ceux qui traversent la mer en bateau au risque de leur vie ont le même diplôme que moi, exercent le même métier que moi, ont une famille et des enfants comme moi...Quelle est leur "faute"? Juste d'être nés au "mauvais" endroit? Mais, en fait, nous appartenons tous à la même "famille humaine"... pourquoi faire d'eux des "laissés-pour-compte"?
Alors j'ai fait le rêve que Lampedusa ne devienne pas une nouvelle et plus atroce Ellis Island, qui fut un enfer pour tant de migrants italiens aux USA au début du XXe siècle.

Un bel article sur cela vous le trouverez sur Repubblica (en italien!)

Pour vous remercier de tant de signes d'affection en ce jour de mon anniversaire, je voudrai alors vous confer e rêve, afin qu'il devienne le vôtre aussi!

Et je vous confie aussi quelques paroles de tendresse exprimées à l'égard des migrants par notre Pape Benoît XVI...
Et oui, l'Église ne parle pas que de morale sexuelle ou de pédophilie....elle accompagne l'homme partout où il se trouve, et lui manifeste la tendresse de Dieu...

Merci à vous tous...Faisons le rêve que l'Amour soit plus fort que toute forme de mort, que toute dureté de coeur et repli sur soi. C'est mon souhait en ce jour béni qui a vu mes yeux s'ouvrir à la vie!

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Benoît XVI,  Caritas in veritate, n. 7
"Dans une société en voie de mondialisation, le bien commun et l’engagement en sa faveur ne peuvent pas ne pas assumer les dimensions de la famille humaine tout entière, c’est-à-dire de la communauté des peuples et des Nations, au point de donner forme d’unité et de paix à la cité des hommes, et d’en faire, en quelque sorte, la préfiguration anticipée de la cité sans frontières de Dieu" ()

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Extraits du discours de Benoît XVI pour la Journée de migrants en janvier 2011 (discours publié en septembre 2010)

Chers frères et sœurs,
La Journée mondiale du migrant et du réfugié offre l’occasion, pour toute l’Eglise, de réfléchir sur un thème lié au phénomène croissant de la migration, de prier afin que les cœurs s’ouvrent à l’accueil chrétien et d’œuvrer afin que croissent dans le monde la justice et la charité, piliers de l’édification d’une paix authentique et durable.
(...)
C’est à la lumière du thème «une seule famille», qu’il faut considérer de façon spécifique la situation des réfugiés et des autres migrants forcés, qui représentent une part importante du phénomène migratoire. A l’égard de ces personnes, qui fuient les violences et les persécutions, la Communauté internationale a pris des engagements précis. Le respect de leurs droits, ainsi que des justes préoccupations pour la sécurité et la cohésion sociale, favorisent une coexistence stable et harmonieuse.

(...)
Dans le cas des migrants forcés, la solidarité se nourrit de la «réserve» d’amour qui naît du fait de se considérer comme une seule famille humaine et, pour les fidèles catholiques, membres du Corps mystique du Christ: nous dépendons en effet tous les uns des autres, nous sommes tous responsables de nos frères et sœurs en humanité, et, pour ceux qui croient, dans la foi. Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, «accueillir les réfugiés et leur accorder l'hospitalité représente pour tous un geste juste de solidarité humaine, afin que ces derniers ne se sentent pas isolés à cause de l'intolérance et du manque d'intérêt» (Audience générale, 20 juin 2007: Insegnamenti II, 1 (2007), 1158). Cela signifie qu’il faudra aider ceux qui sont contraints de quitter leurs maisons ou leur terre à trouver un lieu où ils pourront vivre dans la paix et la sécurité, travailler et assumer les droits et les devoirs existant dans le pays qui les accueille, en contribuant au bien commun, sans oublier la dimension religieuse de la vie.

(...)
Chers frères et sœurs, le monde des migrants est vaste et diversifié. Il est constitué d’expériences merveilleuses et prometteuses, ainsi que, malheureusement, de nombreuses autres, dramatiques et indignes de l’homme et de sociétés qui se qualifient de civiles. Pour l’Eglise, cette réalité constitue un signe éloquent de notre époque, qui souligne de façon encore plus évidente la vocation de l’humanité à former une seule famille et, dans le même temps, les difficultés qui, au lieu de l’unir, la divisent et la déchirent. Ne perdons pas l’espérance et prions ensemble Dieu, Père de tous, afin qu’il nous aide à être, chacun en première personne, des hommes et des femmes capables de relations fraternelles; et, sur le plan social, politique et institutionnel, afin que s’accroissent la compréhension et l’estime réciproques entre les peuples et les cultures. Avec ces vœux, en invoquant l’intercession de la Très Sainte Vierge Marie Stella Maris, j’envoie de tout cœur à tous une Bénédiction apostolique, de façon particulière aux migrants et aux réfugiés et à tous ceux qui œuvrent dans cet important domaine."

 
Irréprochables? PDF Imprimer Envoyer
Le billet du jour
Écrit par Laura Rizzerio   
Mercredi, 16 Février 2011 08:59

ChrysippeL'évangile de ce dimanche 13 février ainsi que l'homélie prononcée par le vicaire de ma paroisse, en lien avec l'actualité de ces derniers jours, m'inspirent les réflexions que voici.

Ce dimanche, l'évangile était particulièrement imbuvable. Difficile de reconnaître un maître aimant en ce Jésus de Mt 5,17-37. Il affirme que quiconque regarde une femme, en la désirant, commet un adultère ; loin de se limiter à prêcher la non-violence, il demande d'aimer ses « ennemis » ; et finalement il insiste pour que nous n'approchions pas l'autel sans nous être réconciliés avec celui qui nous en voudrait pour quelque chose.. (donc je devrais même demander pardon à l'autre pour quelque chose que, lui, il m'a fait!!). Allez lire vous mêmes. C'est vraiment très exigeant. Un véritable monde à l'envers.

Dans l'homélie, notre vicaire, l'abbé Christophe Cossement, commentait ainsi ces propos difficiles « Pourquoi Jésus parle-t-il ainsi ? Nous savons qu’il est venu inaugurer le Royaume d’amour et de paix, qu’il est venu pour que nous ayons la vie, la vie en surabondance. Alors, pourquoi nous assène-t-il toutes ces règles ? Pourquoi tous ces commandements dont il n’y a personne ici qui peut se dire : cool, je fais ce que dit Jésus. Si nous voulions paraître irréprochables devant le Christ, c’est vraiment raté. Tant qu’on pouvait simplement chercher à éviter le meurtre ou l’adultère ou le faux serment, ça pouvait encore aller. Mais si une colère a rang de meurtre, si un regard vaut un adultère, qui peut être sauvé ? L’homme est incapable de se sauver lui-même ; sans la miséricorde du Christ, il n’est rien. ».

La clé de lecture de l'évangile n'est donc pas «Jésus ici, tu exagères, à ce prix je ne pourrais pas te suivre », mais plutôt « Jésus ici tu veux nous faire comprendre que les exigences de l'amour sont telles que l'homme tout seul ne peut pas y faire face, il voudrait, mais il tombera encore. Tu lui dis, pourtant, que c'est seulement sur le chemin de cet amour exigeant qu'il rencontrera le bonheur . Pas facile... mais tu le rassures : 'n'aies pas peur de tes failles, elles peuvent devenir un trampoline pour rebondir dans la vie si seulement tu acceptes de les regarder comme des occasions pour t'aimer et te laisser aimer tel que tu es, une créature fragile... . Ton être brisé pourra devenir un être donné et trouver ainsi son accomplissement ».

A moi qui suis de nature à vouloir toujours être irréprochable, ces paroles d'évangile et .. ce commentaire ont fait l'effet d'un coup de tonnerre. Et j'ai commencé à réfléchir sur la signification de ce contraste entre l'amour véritable et l'envie d'être irréprochable.

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La paille et la poutre PDF Imprimer Envoyer
Le billet du jour
Écrit par Laura Rizzerio   
Samedi, 11 Septembre 2010 09:56

A propos des questions de pédophilie dans l'Église...

Ce billet veut reprendre le titre bien évocateur de l'éditorial publié par Béatrice Delvaux dans le journal Le Soir du 2 septembre. koekelbergCe titre fait allusion aux paroles  - assez fermes - de l'évangile... - (Mt 7, 3-5 ) « Qu'as-tu à regarder la paille dans l'oeil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton oeil, tu ne la remarques pas ? Comment vas-tu dire à ton frère : "Laisse moi retirer la paille de ton oeil', alors qu'il y a une poutre dans ton oeil à toi ? Esprit faux ! Enlève d'abord la poutre de ton oeil, alors tu verras clair pour retirer la paille qui est dans l'oeil de ton frère ». Béatrice Delvaux ne dit pas pourquoi a-t-elle choisi ce titre, mais elle le laisse deviner... Je voudrais, dans ce billet, poser la question : mais où est la paille et où est la poutre ?     

L'éditorial de Béatrice Delvaux est très dur à l'égard de l'Église. Et il y a de quoi : ce qu'a mis en évidence le rapport de la Commission pour les abus sexuels dans une relation pastorale, rendu public ce 10 septembre 2010, est effectivement grave, et il y a à demander pardon pour les actions de gens d'Église qui ont ainsi trahi la mission qui leur avait été confiée par leur ministère : porter aux hommes un message de paix, d'espérance, d'amour. Il y a à témoigner d'une grande compassion pour les victimes de ces abus et pour les souffrences qu'elles endurent encore aujourd'hui. Jésus lui-même a dit ce qu'il en sera de gens qui font "tomber" les petits : « Celui qui entraînera la chute d'un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu'on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu'on le jette à la mer » (Marc 9, 42). Le prix plus le haut que ces gens ont à payer est sans doute déjà l'absence de paix dans leur coeur. C'est déjà l'enfer! Monseigneur Harpigny, évêque de Tournai, demandait que les auteurs de ses actes puissent êtres jugés par le tribunal ecclésiastique, même là où les faits sont prescrits par la justice (cf. RTBF 10 septembre 2010). C'est un mea culpa que l'Église adresse aux victimes et à la société tout entière, ainsi qu'une demande de pardon, du jamais vu dans une institution publique. Il est vraiment instructif de lire le rapport de la Commission, je vous le conseille.

Ces paroles et ce pardon demandé ne semblent cependant pas convenir à la presse qui en veut toujours plus. Un exemple : quand le Cardinal Danneels a parlé de pardon lors de son entretien avec la victime de Mgr Vangheluwe (publiée dans le Standaard du 28 août et puis dans le journal Le Soir), ses paroles ont été comprises dans l'opinion publique exclusivement comme l'échappatoire bien trouvée pour étouffer l'affaire et sauver les meubles. La presse a traîné le Cardinal, ainsi que l'Église tout entière, dans la boue comme des malfaiteurs protégeant des criminels. Une violence se dégage de ces propos qui contraste avec la prétendue volonté de la même presse, et de l'opinion publique qui s'y associe, de protéger les victimes. En terminant le droit de réponse qu'il a adressé à la presse , l'avocat du Cardinal se demande, : peut-on réparer l'atteinte qui a été faite à une réputation (celle de la victime) en détruisant une autre réputation (à l'occurrence, celle du Cardinal) ? C'est la logique de la loi du talion « oeil pour oeil, dent pour dent », que tant de siècles de pensée et de construction social ont éloignée fort heureusement de notre culture.

Alors où est la paille et où est la poutre ? Qui voit la paille chez qui ? et qui ne voit pas la poutre qui est dans son oeil ?

Lors d'une interview au Journal Télévisé belge francophone ce 10 septembre, le père Charles Delhez, s.j., répondait aux questions de la journaliste en reconnaissant les graves manquements dont l'Église s'est rendue responsable, et il affirmait qu'elle doit nécessairement entreprendre des démarches concrètes de «changement», poser de gestes de réparation face à ces torts commis par certains de ces membres. Mais il déplaçait aussi la question en montrant que l'Église est la seule institution à oser poser ouvertement ce mea culpa alors que la société tout entière s'est rendue « coupable » de ces crimes et du silence qui a été porté trop longtemps sur eux. Et il insistait: 85% de faits de pédophilie se passent dans les familles, et aucun mouvement de jeunesse, ni internat de jeunes, de n'importe quelle confession, ne pourra jamais dire... 'jamais en mon sein de tels actes ne se sont produits, ni pourront se produire'.(cf. juste un exemple récent).

Dans le document de la Commissions Adrainssesns on peut lire ceci:  "Qu'en est-il dans les autres religions et des abus dans d'autres domaines de la société? Des écrits à ce sujet et des contacts avec nos collègues néerlandais, il appert que le phénomène de l'abus sexuel n'est pas spécifique à l‟Eglise catholique, mais qu'on le retrouve également dans d'autres religions. En Europe du Nord, des plaintes similaires ont été déposées à l'encontre des Témoins de Jéhovah, des Juifs, des groupes protestants, au sujet de jeunes dans les internats musulmans. Faut-il attendre des témoignages publics de chacun de ces groupes pour qu'une proposition soit faite à toutes les victimes? La Commission a également reçu des lettres de victimes d'abus sexuel par un psychiatre ou un thérapeute, qui se plaignaient de ne savoir à qui adresser leur plainte alors que les faits dataient déjà de 20 à 30 ans. D'autres encore faisaient mention d'abus passés sous silence dans l'armée, dans le sport de haut niveau ou encore de victimes de faits similaires dans une entreprise et qui ne souhaitaient pas se mettre en rapport avec la personne de référence interne pour harcèlement sexuel, car elles estimaient qu‟'l s'agissait du même nid". (p. 20 du rapport). Cela doit faire réflechir...

Et il y a plus.

Il est assez fréquent de trouver, dans les blogs qui traitent de la question de la pédophilie aujourd'hui, une référence à une pétition signée en 1977 par un certain nombre d'intellectuels et hommes de pouvoir français, bien connus, à faveur de l'abrogation de la majorité sexuelle et de la décriminalisation des individus arrêtés sous des charges de détournement de mineurs. Il n'est pas inutile de faire état de ce document ici aussi. Le 26 janvier 1977, une lettre ouverte est adressée au journal Le Monde, signée par par 69 personnes, parmi lesquels 9 spécialistes – 5 psychiatres, 1 médecin, 1 psychologue, 1 psychanalyste. En voici un extrait :

« Les 27, 28 et 29 janvier, devant la cour d’assises des Yvelines vont comparaître pour attentat à la pudeur sans violence sur des mineurs de quinze ans, Bernard Dejager, Jean-Claude Gallien et Jean Burckardt, qui arrêtés à l’automne 1973 sont déjà restés plus de trois ans en détention provisoire. Seul Bernard Dejager a récemment bénéficié du principe de liberté des inculpés. Une si longue détention préventive pour instruire une simple affaire de « mœurs » où les enfants n’ont pas été victimes de la moindre violence, mais, au contraire, ont précisé aux juges d’instruction qu’ils étaient consentants (quoique la justice leur dénie actuellement tout droit au consentement), une si longue détention préventive nous paraît déjà scandaleuse. Aujourd’hui, ils risquent d’être condamnés à une grave peine de réclusion criminelle soit pour avoir eu des relations sexuelles avec ces mineurs, garçons et filles, soit pour avoir favorisé et photographié leurs jeux sexuels. Nous considérons qu’il y a une disproportion manifeste d’une part, entre la qualification de ” crime ” qui justifie une telle sévérité, et la nature des faits reprochés ; d’autre part, entre la caractère désuet de la loi et la réalité quotidienne d’une société qui tend à reconnaître chez les enfants et les adolescents l’existence d’une vie sexuelle (si une fille de treize ans a droit à la pilule, c’est pour quoi faire ?) La loi française se contredit lorsqu’elle reconnaît une capacité de discernement à un mineur de treize ou quatorze ans qu’elle peut juger et condamner, alors qu’elle lui refuse cette capacité quand il s’agit de sa Vie affective et sexuelle. Trois ans de prison pour des baisers et des caresses, cela suffit. Nous ne comprendrions pas que le 29 janvier, Dejager, Gallien et Burckardt ne retrouvent pas cette liberté». Parmi les signataires, Jack Lang (ex-ministre socialiste), Bernard Kouchener (ex-ministre de la santé et responsable jadis de Médecin sans Frontières), Michel Bon (qui a été PDG de Carrefour et de l'Institut Pasteur), J-P Sartre, S. De Beauvoir, Gilles Deleuze, Jean-François Lyotard, Philippe Sollers, Catherine Millet, Félix Guattari, Roland Barthes, André Glucksmann, Françoise Dolto, etc.

Si l'on songe au fait que les scandales dont l'Église fait l'objet aujourd'hui remontent à cette période, comment se fait-il que SEULEMENT les prêtres sont jetés au milieu de la fournaise alors que, visiblement, toute la société était confrontée à cet problème et que, même, une partie de celle-ci cherchait à légaliser et décriminaliser les actes sexuel accomplis sur des mineurs?

Où est la paille et où est la poutre ?

In fine, je vous laisse méditer en vous proposant un blog qui n'a rien de catho, mais dont la justesse me plaît, surtout là où l'auteur fait remarquer ce que la presse ne songe pas à mettre en avant : «Je note aussi qu'il (le prêtre ndr ) est à peu près le seul à ne bénéficier aujourd'hui d'aucune présomption d'innocence. Dès l'annonce de son méfait supposé, on balance son nom dans la presse. Il n'a droit à aucun des égards du à tout homme de la rue qu'on accuse. Alors qu'on prend grand soin, lorsqu'un individu met le feu à son ex-compagne, de nous taire ses nom et prénom, le prêtre accusé de pédophilie, qu'il soit ou non coupable des faits dont on l'accable, aura son curriculum étalé dans les journaux ». Si vous voulez lire l'article en entier, c'est par-ici...

photo Jacques Bihin                


 
un jour spécial... PDF Imprimer Envoyer
Le billet du jour
Écrit par Laura Rizzerio   
Lundi, 26 Avril 2010 08:40

Aujourd'hui c'est un jour spécial pour moi.fleurs-lln

Cela fait un démi siècle que mes yeux se sont ouverts à la Vie. Je l'aime beaucoup ma vie. Elle n'est pas comme je l'avais imaginée, elle est traversée pas des blessures profondes, elle connaît la souffrance, mais elle est remplie de sens et comblée par des cadeaux merveilleux: mes parents, mes enfants, mon conjoint, mes amis...

Mais le cadeau le plus beau que j'ai reçu dans ma vie est le don de la foi: pouvoir reconnaître que Dieu existe, le rencontrer, l'aimer, avoir une relation intime avec Lui comme avec une personne vivante. Pouvoir goûter à la bonté de son Église, le lieu où il continue à vivre, présent parmi nous...

Cela, je l'ai reçu en cadeau, je ne l'ai pas mérité, mais la foi comble ma vie de sens et de joie.

Et je voudrais partager ce cadeau, et la joie qui lui est associée...

Alors, si quelqu'un veut me souhaiter bon anniversaire... aujourd'hui,  je l'invite à répéter avec moi cette prière qui a été composée par l'un des saints de ma terre natale, saint François d'Assise. Cette prière m'est très chère, elle dit le désir le plus profond de mon coeur. Je pense aussi qu'elle peut être répétée par tous, croyant et non croyants, car elle dit, me semble-t-il,  ce qui habite les profondeurs de chaque être humain, car nous sommes tous constitués pour aimer, pour être aimés et pour donner, pour se donner...

Je vous souhaite de marcher de plus en plus promptement sur le chemin de l'amour et du don...

bonne route à tous!


Prière de Saint François d'Assise

 

Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix!

Là où il y a de la haine, que je mette l'amour.

Là où il y a l'offense, que je mette le pardon.

Là où il y a la discorde, que je mette l'union.

Là ou il y a l'erreur, que je mette la vérité.

Là où il y a le doute, que je mette la foi.

Là où il y a le désespoir, que je mette l'espérance.

Là où il y a les ténèbres, que je mette ta lumière.

Là où il y a la tristesse, que je mette la joie.

O Seigneur, que je ne cherche pas tant

à être consolé...qu'à consoler

à être compris...qu'à comprendre

à être aimé...qu'à aimer

Car

c'est en donnant...qu'on reçoit

c'est en s'oubliant ...qu'on trouve

c'est en pardonnant...qu'on est pardonné

c'est en mourrant...qu'on ressucite à l'éternelle vie.

 
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