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La citation du jour...
« ne vous conformez pas à ce monde » (Rom. 12). Il y a un non conformisme du chrétien qui ne se laisse pas conformer (…) Il y a deux grandes puissances dans le monde, deux pouvoirs qui peuvent se révéler utiles et bons, mais qui peuvent aussi devenir facilement occasion d'abus : le pouvoir de la finance et le pouvoir des médias. Tous deux nécessaires et utiles, ils peuvent cependant devenir instruments pour dominer l'homme (…) Nous voyons bien comment le mode de la finance arrive à dominer l'homme, en le rendant esclave de l'avoir. Il ne représente plus un instrument pour favoriser le bien-être, pour favoriser la vie de l’homme, mais il devient un pouvoir qui l’opprime, qu’il faut quasiment adorer, c’est mammon, la fausse divinité qui, en réalité, domine le monde. Face au conformisme de la soumission à ce pouvoir, nous sommes non-conformistes : ce qui compte, ce n’est pas ce que l’on a, mais ce que l’on est ! Ne nous soumettons pas à ce pouvoir, utilisons-le comme un moyen, mais avec la liberté des enfants de Dieu. De l'autre côté il y a le monde des médias (…). Il est certain que nous avons besoin d'informations pour connaître la réalité de notre monde, mais ce pouvoir peut devenir un pouvoir de l'apparence. A la fin, ce qui est dit compte plus que la réalité elle-même. Alors l'homme ne suit plus la vérité de son être mais il veut apparaître, il veut se conformer à cette apparence. Et contre cela aussi il y a le non conformisme chrétien : nous ne voulons pas être « loués », nous ne voulons pas l’apparence ; nous voulons la vérité, et cela nous donne liberté et liberté vraie. Ce non-conformisme libère de la nécessité de plaire et de parler comme la multitude pense qu'il faudrait parler, et rend capable de récréer le monde, le délivrant de l'oppression du paraître... »
Benoît XVI, Discours au séminaristes, Rome, 15 février 2012 (trad. L. Rizzerio)
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